dimanche 3 juillet 2011

Flores

Flores est un petit confetti sur l'Atlantique, excentrée comme Corvo sa jumelle  
du reste des Acores (Faial est à 130 miles).

Le climat semble nettement plus frais et humide qu'à Horta par exemple, mais ici les gens ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors (prononcer avec un fort accent pied noir).



Une minuscule marina vient d'être créée,  plutôt destinée aux bateaux de moins de 12m. Tous les bateaux dans la marina viennent des Antilles ou des Bermudes, on se rend compte qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une grosse unité pour aller loin. Beaucoup de Français, l'ambiance est excellente, des amitiés se créent et les soirées sont fatigantes...







Les locaux n'hésitent pas à aller pêcher dans la grosse houle de l'atlantique à bord de barques bien frêles.

Le petit village de Lajes surplombe le port.







Chez Therezina on se retrouve à prendre un café à 50 centimes, dans un troquet qui doit ressembler à ceux des années 50 chez nous. Béru et Florence, un couple de plaisanciers Français s'est posé là après avoir beaucoup voyagé sur l'Atlantique. Ils retapent une vieille bâtisse au dessus du port, ont monté un atelier de menuiserie. Florence part régulièrement pêcher des poissons perroquets en apnée (oui, il y en a ici dans une eau à 15° en moyenne annuelle!). Le bonheur quoi...


Un des symboles des Acores, les Hortensias. Il y en a partout, parfois des haies entières pour délimiter les pâturages.

Des cascades se déversent dans les lacs au centre de l'ile.
















Même si Flores n'est pas très haute (1000m), l'habitat se rapproche des maisons basses de moyenne montagne, avec de gros murs en pierre et peu d'ouvertures.


La pointe nord de Flores, d'où on aperçoit Corvo



Les enfants se sont faits un copain, arrivé sur un bateau US avec un skipper Russe en solitaire (!)


 

Après une dizaine de jours passés sur cette ile si attachante, nous partons vers Horta, pour retrouver Jean-Luc et Céline notre grande fille, que nous n'avons pas vue depuis Noël!

jeudi 23 juin 2011

Déjà à Flores

Finalement nous sommes arrivés beaucoup plus rapidement (et plus mouillés aussi...) que prévu, au terme de 10j et 16h de mer depuis les Bermudes.
 

La transat fut agitée mais sans plus, les vents n'ont pas dépassé 25 nœuds, et 80% de la navigation s'est faite entre petit et grand largue dans un vent de force 5. Nous avons juste fait une vingtaine d'heure de moteur pour traverser une petite bulle anticyclonique, et deux jours de près serré qui furent un peu pénibles, dans un clapot court et 20 nœuds de vent .

Pas de pépin majeur, nous avons juste cassé une drisse et une écoute de spi, ce qui m'a permis de découvrir les joies de l'ascension au mat dans la houle...

Nous sommes à la marina de Flores, à peine terminée et parait-il encore gratuite...Maintenant nous allons faire les formalités et nous reposer!

samedi 18 juin 2011

Bermudes

Les Bermudes c'est tout petit, quelques iles éparpillées sur une dizaine de miles baignées par le Gulf Stream d'où un récif corallien, inhabituel à cette latitude. Ancienne Colonie Britannique l'influence Anglaise est restée très forte.













Les Bermudes semblent vivre de deux choses :  du tourisme avec les paquebots de croisière américains notamment, et aussi de leur statut de paradis fiscal (no comment). Résultat, tout est très cher sur place. Un exemple le pain à 6$ pièce, et le gasoil deux fois plus cher qu'aux USA.






La capitale Hamilton est très proprette avec ses maisons colorées, son gazon Anglais.












Nous avons enfin trouvé des moyens de persuasion pour que Dylan se tienne à carreau.



















Les Bermudes sont aussi mal pavées que certains coins de Bretagne.
Après ces quelques jours aux Bermudes où les seuls triangles aperçus avaient une ficelle derrière (...), nous repartons vers de nouvelles Zaventures toujours plus à l'est, direction les Acores.


mercredi 15 juin 2011

De Ste Augustine aux Bermudes

870 miles à parcourir dans la zone des "Horse latitudes", où les vents sont faibles et où les équipages devaient parfois, dans les temps anciens, sacrifier les chevaux pour ne pas mourir de faim. C'est "la mer des sargasses"...



Mais cela ne nous effraie pas car nous avons un allié: le gulf stream, qui doit nous porter vers notre destination à 2 noeuds en moyenne. Sur  l'image on voit la direction du Gulf stream, et en rouge la route que nous devrions prendre au plus court. Mais on a donc intérêt de faire un arc de cercle vers le nord pour bénéficier au mieux du Gulf Stream. Ca c'est la théorie...


En pratique nous quittons Ste Augustine le 1er juin, laissant derrière nous les plus vieilles maisons des USA...



Quelques heures après le départ un groupe de baleines pilotes croise notre route




En soirée le vent tombe, nous mettons le moteur


Ce n'est pas un sec en plastique qui flotte mais une physalie, méduse qui a un voile en surface et de très longs tentacules très urticants.


 










Les jours suivants se suivent et se ressemblent, vents faibles...et courant contre nous, ce qui n'était pas prévu!









Seuls de beaux couchers de soleil agrémentent cette navigation un peu monotone



Enfin le 8 juin nous arrivons en vue des Bermudes tant attendues. 
C'est de loin la traversée la plus lente que nous avons fait depuis le départ, avec une moyenne de 4.5 nœuds  et pas mal d'heures de moteur.

jeudi 2 juin 2011

Prets au départ

Voilà ça y est nous sommes partis! Rendez vous aux Acores dans un mois environ...
le trajet prévu est en jaune, environ 5000km pour les terriens